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Vingt quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

Stefan Zweig, à travers vingt quatre heures de la vie d’une femme nous raconte une histoire à la fois unique et universelle. Une femme respectable va connaître les joies et les affres d’une passion merveilleuse mais dévastatrice pour un homme lui-même en proie aux tourments du jeu. Tel un magicien, Stefan Zweig met à nu l’éveil d’une passion, la confusion des sentiments et les douleurs d’une réalité trop crue.
Le narrateur, homme bienveillant accueille les paroles de cette femme, sans jamais porter de jugements. Mrs C raconte son histoire et on suit avec le narrateur , ses hésitations de femme respectable, ses doutes, ses joies et ses regrets.  On est frappé par la justesse du récit, par la justesse des sentiments, des émotions décrites. Les tréfonds de l’âme humaine, ceux que chacun cherche parfois avec plus ou moins de bonheur à percer sont ici dévoilés.
On est loin d’une morale qui nous enserre ou d’un manichéisme trop simpliste. Non, la passion peut toucher les êtres au hasard, n’être c’est vrai qu’éphémère mais résonner à tout jamais dans le cœur d’une femme amoureuse.
En 160 pages, Stefan Zweig, sait fort bien nous décrire l’âme féminine.
Sa main sait tracer l’indicible.
Les mains de Stefan Zweig ….
 » On découvre tout d’une personne à ses mains, à la manière qu’elles ont d’attendre, de saisir et de s’arrêter : le cupide à ses mains griffues, le prodigue à ses mains souples, le calculateur à ses mains calmes, le désespéré à son poignet tremblant. »

 

vingt heures de la vie

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4 réflexions sur “Vingt quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

  1. Chouette chronique ! J’aime énormément Stefan Zweig, dont j’ai déjà lu 4 livres 🙂 (Erasme, Voyage dans le passé, La confusion des sentiments, Le joueur d’échecs). A chaque fois, je suis émerveillée de la manière dont il aborde l’âme humaine et la dissèque sans entrer dans le manichéisme ou la morale, comme tu le fais si bien remarquer. Je n’ai pas encore lu « Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme » mais ta chronique me donne envie de retourner de ce pas vers mon auteur préféré 😀

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  2. Écrivain majeur et incontournable du siècle dernier, au destin tragique, plume sublime qui sut si bien disséquer la psychologie des femmes, et aussi des hommes, raconter des destins hors du commun… Magellan, Marie Stuart, Marie Antoinette, avec toujours un regard original et bienveillant… Bref, j’adore ! 🙂

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  3. Je suis presque certaine de n’avoir rien lu de lui, et maintenant il « me tourne autour » avec persistance, j’ai envie et envie de le lire! Merci d’en avoir parlé!

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  4. Merci pour vos commentaires.
    Oui, Stefan Sweig est surement un auteur à découvrir et toujours d’actualité.
    Vingt Quatre Heures de la vie d’une femme est à l’affiche au théâtre . Pièce adaptée par Eric Emmanuel Schmitt

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