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Réfugiés

Une aube triste enveloppe Prague, le soleil se voile sur la cité
Dehors, des bruits de bottes scandent au pas cadencé
Une peste brune suinte sur les murs gris
Ils sont sortis du placard encore endormis
Sa mère a décousu l’étoile sur son manteau de laine
L’enfant glisse une peluche dans sa valise déjà pleine

La nuit découpe des ombres inquiétantes sur la côte dentelée
Ils sont terrés, cachés par les rochers escarpés
Les milices patrouillent, les hommes surveillent avec des fusils
Un canot pneumatique les mènera ce soir en Turquie
Il s’est accroché au cou de sa mère comme une bouée qui protège
Le cœur de l’enfant tremble et espère la terre ferme

Réfugiés d’hier, d’aujourd’hui, d’ici, ou d’ailleurs
Vous ne nous êtes pas étrangers, car nos destins sont liés
Quelles horreurs vos enfants ont-ils traversées
Sur nos rivages, laissons les vivant accoster
Comment pouvons-nous comprendre leur enfance violée
Si l’innocence est perdue, qu’ils connaissent ici la liberté

refugees

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