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Celle sur qui j’écris

Si proche, si lointaine, sa silhouette tremblante m’éclaire
Elle s’approche d’un souffle, d’un mot que je cherche

Comme les touches d’un piano, je l’effleure sans peine
Souvent derrière mes paupières, je l’épierai presque

Quand j’écris, elle m’échappe trop émouvante, trop fière
Je veux tant l’approcher, la saisir, percer son mystère

Personnage, héroïne, dont l’histoire mouvante se perd
Dans les méandres sans fin de mes mots à fleur de nerf

Elle seule sait me rattraper quand je flanche d’écrire
Dans le dédale du texte, elle peut même rire et vivre

Le soir, elle dort dans mon carnet et ne s’envolera pas
Son cœur palpite doucement  et reste au centre de moi

Seulement, peut-être, comme une déchirure, elle me quittera
Pour aller vers un autre lecteur, qui je l’espère, aussi fort, l’aimera

 

femme de dos 2

Marc Vandenbussche. Femme de dos . Peinture . Huile sur toile

 

 

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4 réflexions sur “Celle sur qui j’écris

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