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Le vent

La tige vibre et tremble à la nuit tombée
Sous les rafales d’un vent violent, obstiné
Les pétales frémissent, se froissent, abîmés
Et, la fleur courageuse s’enracine avec fierté

La vague se cabre dans une mer déchaînée
Car le vent devient un intrus forcené
Qui déchaîne l’océan en flots dentelés
Dont la houle neigeuse s’achève sur la jetée

Si on aime le silence d’une nature apaisée
Quand le vent, invisible présence, s’est invité
Les cimes des arbres comme des violes accordées
Jouent une musique mélancolique et désordonnée

Dans nos songes fous, une valse peut emporter
Les désirs les plus forts que l’on ose avouer
Sur un tapis volant, le vent sait emporter
Notre vie, trop terrienne, qui ose enfin voler

 

le vent jpg
Peinture Freedom de Duy Huynh

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7 réflexions sur “Le vent

  1. Le retour de cette rime en é scande bien le vent, le flot, la musique. je ne sais pourquoi le « avec » de avec fierté me semble casser le rythme; je trouve qu’il passerait mieux avec une virgule devant , donc une pause et la voix intérieure qui baisse (idem peut-être pour « sur la jetée »). sinon pourquoi pas « , en fierté » ?

    Aimé par 1 personne

  2. Dans nos songes fous, une valse peut emporter
    Les désirs les plus forts que l’on ose avouer
    Sur un tapis volant, le vent sait emporter
    Notre vie, trop terrienne, qui ose enfin voler

    J’aime la conclusion de ce magnifique poème et l’image qui l’illustre.

    Aimé par 1 personne

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