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La paume

Comme les crêtes surgissant sur la mer démontée
Des lignes fines naissent sur le port d’une main
Elles partent assurées de la jetée du poignet
Pour nager dans la paume, l’océan d’un destin

La plume de l’oiseau s’évade du nid trop plein
Elle plane et volette légère dans la lumière
Doucement, elle se pose sur ma paume ouverte
Avant de s’échapper d’un souffle à son écrin

Devant le regard passent des ombres graves
Quand des larmes perlent au bord des cils
Une paume aimante sait caresser le visage
Pour tenter d’effacer la douleur indicible

Sous le porche, il est assis, tassé, grelottant
Sa paume ridée, calleuse, tremble et se tend
Le chien couché à ses pieds comme lui attend
Quelques pièces pour manger tout simplement

Si l’enfant trop chétif souffre de ses doigts gelés
Le cocon des paumes de sa mère peut le réchauffer
Et quand arrivera notre dernier jour tant redouté
Une paume sereine fermera nos yeux pour l’éternité

 

main1

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6 réflexions sur “La paume

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