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La nuit

Bientôt, l’ombre du chêne déteint alentour
Sa carcasse s’éloigne dans la pénombre sourde
Seule une haute cime un instant se courbe
Puis s’efface dans la nuit sombre et lourde

La chouette hulule sur la plus large branche
Son cri strident frôle et accompagne le silence
Ses yeux jaunes cliquettent par intermittence
Car, elle seule sait lire la nuit trop intense

Une souris trottine cherchant la délivrance
Des planches de salut la cachant de la présence
Du chat agile qui rôde, prédateur en puissance
De la nuit longue et de ses possibles violences

Les champs ont quitté leur couleur orangée
Une épaisseur dense d’encre s’est installée
On entend juste l’océan des blés onduler
Dans la nuit généreuse pour la terre à germer

Une lanterne éclaire ma caverne d’auteur
La nuit sait allumer mon cinéma intérieur
Où dansent des mots rétifs en apesanteur
Qu’il faut sur le papier coucher en douceur

Si, les ténèbres restent le royaume fragile
Des amoureux aux caresses osées ou imprécises
La nuit assurée ose en catimini nous dire
Qu’il faut inlassablement rêver, aimer et vivre

 

chouette jpg

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2 réflexions sur “La nuit

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