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L’orage

Le soleil puissant darde ses flèches incandescentes
L’hortensia flétrit écrasé par la chaleur ardente

Attendant une heure propice, les oiseaux se taisent
Et dans l’ombre du chêne, le chat alangui se terre

Le soir, comme un cheval fou, l’orage galope libre
Une brise tiède se lève, balaie les miasmes fétides

Bientôt, les nuages gris se chevauchent et cavalent
Les éclairs fusent, électrisent  la nuit qui se dévoile

Quand une pluie drue douche la terre par intermittence
La nature sèche veille pour boire l’eau rafraîchissante

Une tempête démonte la mer, un tonnerre au loin gronde
Parenthèse d’été, l’orage nous rappelle notre fragile ombre

Et, si un éclair de violence foudroie la Tour de France
La dame se tient debout, solide au coeur, résistante

Face à l’obscurantisme, l’homme libre ne rompt pas
Dans l’orage, il défend les valeurs auxquelles il croit

 

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Photographie de Bertrand Kulik

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2 réflexions sur “L’orage

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