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La faim

Dès l’aube, ils pépient sans vergogne dans le sapin
Le nid s’anime, les oisillons n’oublient pas la faim
Le rouge-gorge attend, couve encore de son aile, serein
Avant de s’envoler leur chercher un nécessaire festin

Si le désir monte, son corps impatient ne peut maitriser
Sa faim goulue de l’autre la laisse pantoise, désemparée
Seules ses lèvres posées sur les siennes pourront calmer
Sa belle fièvre d’amoureuse qu’elle veut absolument combler

Dans cette société de dégoulinantes, d’inutiles abondances
Les miséreux, les crève-la-faim vivent loin de l’outrance
Ils se terrent dans de pauvres taudis où parfois la violence
Est le cri désespéré, inaudible de leur triste impuissance

Refuser de prendre la couleur grise d’un mur frontière barbelé
Accepter courageusement encore de tendre la main à l’étranger
Parce que ce pays a de tout temps eu faim de justice, de fraternité
Espérer ensemble qu’il sait toujours pour l’égalité et la liberté voter

 

 

 

Peinture de JonOne :  Liberté, égalité, fraternité

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