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Rien

Petit rien du jardin malmené par le vent
Bouton d’or poussé sans-souci du lendemain
Le menu cœur jaune oscille comme un pantin
Quand la coccinelle s’invite en son écrin

Feu follet léger dans la lumière du matin
Le moustique tournoie comme un petit rien
Il oublie l’heure du soir qui vite vient
Et la pipistrelle qui cherche son festin

Comme une vague lourde, l’amour l’a engloutie
Elle le caresse de ses yeux timides, imprécis
À cette heure, elle ne sait plus rien que lui
Son désir en houle langoureuse la poursuit

Rien qu’un seul mot tourne dans l’air du soir
On le murmure avant de l’écrire sur la page
D’autres se bousculent pour prendre leur place
La farandole s’harmonise, s’unit sans le savoir

Loin de nos vies pesantes parfois cruelles
S’il n’était rien de plus beau, essentiel
Qu’une main posée sur la sienne, aérienne
Le sourire d’un enfant innocent, éternel

 

 

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2 réflexions sur “Rien

  1. Bonjour Valérie . Tout d’abord , désolée de n’avoir pas encore laissé ma trace sur votre espace mais je lis tous les articles qui arrivent sur ma boite mail .
    Concernant ce poème , je m’y suis arrêtée pour voir les boutons d’or de mon enfance , une des premières fleurs sauvages du printemps . Habitant alors à a campagne et parcourant à pied des kilomètres pour me rendre à l’école , c’est surtout au retour que je ramassais des bouquets de boutons d’or pour ma mère et le matin pour la maîtresse . C’était encore l’époque où les haies cultivées et taillées , ou bien les grillages , n’existaient pas . Nous avions toute liberté pour observer … à ‘école , nous faisions un herbier et je me souviens encore de la page double réservée aux renoncules dorées .
    A Lyon , depuis peu , les édiles ont décidé de laisser des espaces libres , sans jardinier pour couper , faire mourir cette flore naturelle . La raison est aussi celle de faire revenir les papillons ,les coccinelles et les abeilles …
    C’est très agréable de pouvoir redécouvrir cette flore sauvage …les pesticides ont fait des ravages mais depuis quelques années on redécouvre les marguerites , les coquelicots , pâquerettes et tiges de sauge , les crocus qu’on appelait aussi « coucous  » , les primevères et les pâquerettes avec les violettes , les bleuets et les œillets , d’autres encore , tels que nous les connaissions lorsque j’étais enfant , dans les années 50 et 60 .
    C’est vrai que toutes les fleurs sauvages ont une âme et suggèrent en nous bien des émotions .
    Merci pour ce printanier poème .
    Mariannie

    Aimé par 1 personne

    • Merci Mariannie pour vos lectures.
      Je me permets de publier votre texte que j’aime beaucoup.
      Vous avez raison les fleurs sauvages ne sont pas des petits riens . Elles ont toute leur place dans les prairies.
      De ma fenêtre, je vois des boutons d’or et des marguerites qui égayent la pelouse. Elles poussent bravement et en liberté. Si le jardin est un coeur, elles sont ses pulsations.
      A bientôt,
      Valérie

      Aimé par 1 personne

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