Le retour du Belem

Des bars de nuit des quais de La Fosse
De la corne d’un énorme éléphant
D’une table du Hangar à Bananes
On l’attend

Ses trois mâts s’érigent vers le ciel
Il se drape dans sa voilure qui claque
Et danse sur les flots boueux de la Loire
Fascinant

Le Belem a traversé les mers d’Écosse
D’autres escales, d’autres océans
Il en garde la mémoire salée
Sur les flancs

Comme un ancêtre vénérable
Il revient panser ses blessures
Avant de traverser les ans
Insolent

Son port d’attache le retient
Le fleuve l’enserre, le caresse
Nantes, la belle endormie, se réveille
Amoureusement

Une petite fille sur le ponton
Lève les yeux vers le gréement
Laissons la avec ses envies d’ailleurs
Son rêve blanc

 

 

 

 

Fin octobre, le Belem est de retour à Nantes

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Tu seras ma beauté de Gwenaële Robert

Pour commencer, je remercie Mass Critique de Babelio et les Éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce roman. « Tu seras ma beauté » raconte une très jolie histoire. À Saumur, Lisa, une professeure de sport au physique avantageux, souhaite séduire un auteur à succès croisé sur un salon. Pour arriver à ses fins, elle demande à une collègue de littérature, Irène, de lui écrire des lettres dans l’espoir de le rencontrer. Irène, jeune femme terne et effacée, férue de littérature et amoureuse des mots, va trouver dans cette correspondance une échappatoire à son ennui et plus encore. Personnage central, Irène devient la pierre angulaire de ce trio.
Un moment, en nostalgique des Liaisons dangereuses, j’ai attendu un roman épistolaire qui n’est pas venu. Il n’empêche, ce livre fourmille de références à la littérature. L’auteur dresse un portrait précis de son héroïne, Irène. On suit ses tourments, ses errements et sa douleur. Il se dégage de ce roman un charme suranné, une mélancolie qui transparaît à travers les mots et qui reflète si bien la mélancolie de l’héroïne. Dans cet univers provincial, balzacien, où l’ennui rythme le quotidien, la lecture des classiques puis l’échange épistolaire deviennent pour cette femme les seules raisons de vivre. Dans cette correspondance, s’écrit une passion amoureuse touchante et impossible. Car l’imposture volera en éclat quand elle sera en prise avec la réalité.
L’auteur sait fort bien sonder l’âme humaine et nous emmener dans les entrelacs des maux de son Irène. On souhaite la suivre jusqu’au dénouement prévisible sans doute même si un certain suspense reste entretenu dans les derniers chapitres. Car Irène devient la muse de son auteur. L’être de chair se métamorphose en être de papier. Et l’amour impossible se sublime, se cristallise dans la littérature. En refermant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de penser en souriant qu’un lecteur, une lectrice est peut-être toujours la muse inconsciente d’un auteur. Comme un fil ténu et imaginaire qui se tisse entre celui qui écrit et celui qui le lira. Cette histoire, tout en délicatesse, qui ne reste qu’une histoire de mots.
« Tu seras ma beauté » est un roman pour les amoureux de la littérature. Pour ceux qui en connaissent ses joies et ses limites.
Pour terminer, je laisse les derniers mots à l’auteur :
« Et cette vérité, énoncée par lui, et qui devient certitude : la vie est la preuve que la littérature ne suffit pas. »

 

Tu seras ma Beauté de Gwenaële Robert aux Éditions Robert Laffont

Dédicaces

Pendant toute cette année, j’ai pu participer à des dédicaces sur les régions Pays de Loire et Bretagne. Je tenais à remercier les organisateurs,  bénévoles, pour leur accueil, leur gentillesse et leur travail. C’est toujours un plaisir de se rendre aux salons du livre d’ Herbignac, Blain et Damgan. Ces manifestations ouvrent une fenêtre vivante et dynamique sur la lecture et permettent aux auteurs de la région de venir à la rencontre des lecteurs.
Je n’oublie pas les auteurs que j’ai plaisir à retrouver ou rencontrer à chaque salon.
Merci aussi à ces nouveaux lecteurs qui me suivent maintenant via les réseaux sociaux ou à travers ce blog.

Je serais à nouveau en dédicaces au salon du livre de Dréfféac le 15 octobre, à celui de Châteaubriant les 21 et 22 octobre et à Bibliopolis à Thouaré sur Loire le 26 novembre.

Extrait de Un livre ouvert,  Éphémères :

Un silence bienvenu, un livre ouvert
Regarder le soleil briller entre les lignes
Le goût des mots rappelle des friandises
Colorer les pages avec son univers
Inventer ses images, allumer sa lucarne interne

 

Souvenirs du salon du livre de Damgan. Merci à l’auteur Michelle Brassard pour la photo.