Une veine bleutée

Vous pouvez découvrir ma nouvelle : Une veine bleutée  écrite pour le concours J’ai Lu Nouveaux Talents.
C’est un court récit romantique, un peu déjanté sur le thème de la méprise.
Merci pour vos lectures. 🙂

Voici le début :

 » Sur la paume de ma main, ma veine se gonflait, difforme sous les interstices de la peau. Je l’aperçus d’abord dans un brouillard diffus, elle palpitait doucement. J’étais donc toujours en vie. La lumière pesait sur mes paupières comme une chape de plomb. Un drap blanc à peine froissé recouvrait mon corps comme un linceul.
– Sabine, tu te réveilles ! Tu m’entends !
Les deux phrases que je venais de percevoir semblaient provenir du côté du lit sur ma droite. Un jeune homme me regardait, ses yeux noirs me fixaient avec intensité, pleins d’égard. Assis sur une chaise en formica, il attendait ma réponse. Je ne pouvais pas encore parler, les mots, tous mes mots s’étaient perdus à l’intérieur de mon maigre corps, comme évaporés. Puis, quoi dire ! Je ne m’appelais pas Sabine. Peu à peu, les souvenirs refluaient par vagues. Le passé revenait à la surface comme un sous-marin qui remonte des abysses vers des courants plus tranquilles. »

 

 

https://www.concours.jailu.com/concours/nouveaux-talents/participations/181-une-veine-bleutee

Publicités

Bonne année 2017

 

2017 se profile. Je vous souhaite des passions, des bonheurs pour accompagner vos journées.
Je pense bien-sûr aux abonnés. Vous êtes maintenant plus de 400 à suivre le site,  je voulais vous en remercier.
Vous venez de France, d’Europe, d’Afrique, des États-Unis, du Québec, de Nouvelle Zélande et d’ailleurs.
Vous passez régulièrement sur cette page et j’aime aussi visiter les vôtres.
Rendez-vous d’écriture, de lecture, de partage.
Je n’oublie pas les personnes qui s’arrêtent quelques temps.
Instantanés d’émotions.  Plaisirs de la découverte.

 

Ma lecture d’En Syrie de Joseph Kessel a été beaucoup lue cette année. L’actualité internationale n’y est bien-sûr pas étrangère et explique cet intérêt.
Qu’elle ne fut pas ma surprise de voir un matin d’octobre un drapeau syrien s’afficher sur les statistiques du blog.
Alors, je souhaite avec vous une bonne année à cette personne en espérant qu’elle continue à accéder librement à Internet.
https://valeriehervy.wordpress.com/2015/08/30/en-syrie-de-joseph-kessel/

 

Que les mois qui viennent soient synonymes d’espoir et de paix pour ceux qui en ont besoin, pour ce monde où grondent les guerres.
J’espère encore en 2017 partager avec vous de nouveaux textes, de nouveaux projets et vous découvrir en retour.

 

Pour terminer, je partage à nouveau une citation que vous semblez apprécier comme la peinture de Fran Zainal  :
« Il faut savoir inventer un soleil à la mesure de ses espérances. »
© Valérie Hervy

 

2009-07-28-lever-de-soleil-13

Peinture Fran Zainal. Lever de soleil.

Un extrait du Van

Parce que je vois fleurir certains propos envers les migrants, les réfugiés, je souhaitais partager un extrait du Van.
Le roman défend des idées d’humanisme, de solidarité et même d’amitié entre dfférentes générations et nationalités.
Pour beaucoup, ces valeurs n’ont peut-être plus lieu d’être aujourd’hui . Il n’empêche, je sais que d’autres continuent à y croire et à les défendre.
Merci et bonnes fêtes à tous.

« Gardant tout son sang-froid, Germaine leur assène que la France est, depuis bien longtemps, une terre d’asile pour tous les démunis et les exilés du monde, n’en déplaise à certains. C’est quand même la nation des Droits de l’Homme, qui s’est aussi construite par des vagues d’immigrations successives. D’ailleurs, comme eux, ses ancêtres sont sûrement arrivés  avec une simple valise et sans papier à fournir. Il est dommage qu’aujourd’hui, on se pose si peu de questions sur le sort des exilés, on les laisse croupir dans des camps en ne leur offrant aucune perspective d’avenir. Il n’est pas étonnant alors que certains ne souhaitent pas rester dans ce pays qui les bannit. »

http://www.editionshj-store.com/products/le-van-valerie-hervy

 

 

170915-migrants-paris-austerlitz-jpegPhoto :  KenzoTribouillard, AFP