Cul-de-sac d’Agnès Boucher

Ma première lecture de l’année sera consacrée au roman policier d’Agnès Boucher : Cul-de-sac. Dans ce nouvel opus, on retrouve le commissaire Agnelli en prise avec une double enquête à la fois privée et professionnelle. Un meurtre secoue le milieu feutré des chasseurs de têtes. Et, Simon, son cadet, amoureux de Samia est menacé par les deux frères de la jeune Arabe un dealer et un apprenti djihadiste. Ces deux histoires sont menées en parallèle tout au long du roman avant de se confondre, de se rejoindre. On tombe vite sous le charme de ce policier, mystérieux, séduisant et surtout un incorruptible du 36 quai des Orfèvres. Il sait être un redoutable enquêteur et cacher des qualités humaines sous une pudeur toute masculine.
La famille, cette première cellule sociale, est au cœur du roman. Lieu des non dits, des secrets inavouables mais aussi des amours indéfectibles. Agnelli fera tout pour sauver son frère des griffes des deux Belkhacem. La famille du commissariat avec ses inspecteurs  animés par la même foi de justice. La famille des nantis, des chasseurs de têtes où le vice se dispute à la solitude et à la dérive de certains personnages. La famille de Samia écartelée entre l’obscurantisme d’un fils prêt à partir faire le Djihad et un autre trafiquant de drogue. Et, puis, il y a la famille plus éloignée, peut-être la plus chère à Agnelli, celle des amis,  ces héros déjà croisés dans les autres ouvrages.
Pour entrer dans Cul-de-sac, il est sans doute préférable de lire les précédents opus pour se familiariser avec les différents protagonistes. On aime dans les dialogues cette fluidité, cette précision qui les rendent particulièrement vivants. Agnès Boucher sait ficeler une intrigue, nous mener dans les entrelacs d’une enquête sombre mais qui se dévoilera à la fin. Pour les amateurs de polars, on éprouve un véritable plaisir à suivre cette histoire bien ancrée dans notre société. Cette société où se côtoient la perversion des plus riches et une violence soi-disant légitimée par la religion de certains.
On reverra le commissaire Agnelli. Il reste toujours mystérieux,  se dévoilant avec parcimonie. La lectrice que je suis s’attache à ce personnage complexe, à sa force et ses faiblesses. Au fil des pages, il s’approche et s’éloigne toujours sur ses gardes. Un héros que l’on aimerait moins solitaire mais terriblement humain.

 

 

 

cul-de-sac_1024x1024Cul-de-sac d’Agnès Boucher aux Editions Hélène Jacob

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Un extrait du Van

Parce que je vois fleurir certains propos envers les migrants, les réfugiés, je souhaitais partager un extrait du Van.
Le roman défend des idées d’humanisme, de solidarité et même d’amitié entre dfférentes générations et nationalités.
Pour beaucoup, ces valeurs n’ont peut-être plus lieu d’être aujourd’hui . Il n’empêche, je sais que d’autres continuent à y croire et à les défendre.
Merci et bonnes fêtes à tous.

« Gardant tout son sang-froid, Germaine leur assène que la France est, depuis bien longtemps, une terre d’asile pour tous les démunis et les exilés du monde, n’en déplaise à certains. C’est quand même la nation des Droits de l’Homme, qui s’est aussi construite par des vagues d’immigrations successives. D’ailleurs, comme eux, ses ancêtres sont sûrement arrivés  avec une simple valise et sans papier à fournir. Il est dommage qu’aujourd’hui, on se pose si peu de questions sur le sort des exilés, on les laisse croupir dans des camps en ne leur offrant aucune perspective d’avenir. Il n’est pas étonnant alors que certains ne souhaitent pas rester dans ce pays qui les bannit. »

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170915-migrants-paris-austerlitz-jpegPhoto :  KenzoTribouillard, AFP

Salon du Livre de Corsept

Avec Le Van et Esquisses d’elles, je serais présente au salon du livre de Corsept en Loire- Atlantique le dimanche 9 octobre.

Toute la journée seront organisées des manifestations autour du livre et de la lecture. 70 auteurs sont invités.

Au plaisir de vous voir.

 

On le garde dans ses mains pour l’ouvrir en douceur
Le voyage commence que l’on pilote avec hauteur

Sur le divan rouge, on vole loin des turbulences
Avec un livre, on peut d’un souffle  tutoyer les anges

 

 

 

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