Chemins

On prend la clé des champs
Sur un chemin apaisant
Où la nature nous attend
Si près du pré, du champ
Sentir l’herbe simplement
Sous un arbre, un faon
Cache ses yeux d’enfant
Et caracole, virevoltant
Vers sa mère le protégeant
Entendre simplement le vent
Siffler doux ou insolent
Emplir ses poumons goulument
Pour repartir forcément
Et espérer d’autres moments

On prend la clé des villes
Sur un chemin fragile
Les toits en pente luisent
De suie, de pluie fine
Les fumées des usines
Crachent un air putride
Courent les automobiles
Il faut les éviter, agile
Si on croise des sourires
Les garder, les retenir
Pourtant, on l’aime fébrile
Le quartier du côté du périph
Entre les tours, la famille
De cœur, du bidonville

On prend la clé d’un monde
Le chemin se perd, vagabonde
Pour oublier nos ombres
Sur des mots, des notes rondes
Les lignes dessinent des contes
Chapelets, ruisseaux dorés d’onde
La strophe invente des colombes
Espace d’imagination féconde
Elle descend en nous et monte
Elle irradie notre monde
Elle est un puits qui nous refonte
La poésie jamais ne trompe
Sentiment vrai, pas de honte
Un pur plaisir pour cinq secondes

 

 

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Éphémères

Je suis ravie de vous annoncer la publication d’Éphémères.
Ce recueil rassemble mes textes poétiques
Comme un artisan, j’ai peaufiné au mieux cet écrin de mots pour vous le proposer en édition papier.
Il est disponible pour l’instant  sur le site lulu.com.
Je peux aussi vous envoyer un exemplaire via la rubrique contact.
J’espère qu’il vous plaira.
Merci pour vos lectures, partages et commentaires.

Magie de l’instant, plaisir de partager des émotions éphémères.
Ces fragments poétiques sont des prismes qui se dévoilent par petites touches. Les mots s’entrelacent pour nous révéler la beauté de la nature, la splendeur des saisons.
La vie et le monde miroitent dans les yeux. L’écriture et la lecture offrent un rendez-vous avec soi et avec les autres.
Éphémères est un simple bouquet de murmures poétiques, un voyage à fleur de mots.

 

Éphémères est disponible sur Lulu.com :

http://www.lulu.com/spotlight/valaire44

Un temple

Une musique aseptisée vrille l’oreille, endort les passants hébétés
Les échoppes de nourriture dégoulinent, interpellent les ventres affamés
On cherche le sac à la mode, la dernière paire de chaussures pour frimer
Le nouveau portable sera emmurer dans un monde pour longtemps tapoter
Et si note âme s’était perdue à la recherche d’un bonheur factice, effréné
Dans un temple de la consommation où même les fleurs plastifiées sont égarées

Devant la mosquée ravagée, il déroule son tapis vers le lieu sacré
Dans l’église, elle se penche sereine chaque matin pour communier
En sortant du temple, il replace sa Kippa écoutant la cité s’éveiller
A Alep, Paris, Jérusalem, on va malgré tous les dangers encore prier
Car la foi indéfectible reste au centre de leur vie pour continuer
Dans le temple, un Dieu laisse passer pour eux la lumière de l’éternité

Une hirondelle en partance vers ailleurs, un arbre aux feuilles mordorées
La faune et la flore rappelle notre condition d’animal soi-disant cultivé
On cherche la paix sous des clairières lumineuses, dans l’écrin des vallées
Sur la plage déserte, nos empreintes de pas s’ancrent sur le sable mouillé
Pour laisser à loisir mon âme divaguer et mon imagination entre les doigts couler
La nature miraculeuse reste mon temple préféré que j’espère à jamais préservée

 

 

automne

Photo de la forêt de Brocéliande