La complice

C’est avec plaisir que je vous annonce la sortie de mon dernier roman : La complice dont voici la présentation :

Il aura suffi de la lecture d’un chapitre pour que la vie d’Estelle bascule.
Au fil des pages d’un roman acheté par hasard, elle découvre sa propre histoire, racontée par un auteur qu’elle n’a jamais rencontré et contenant des détails troublants qu’elle est seule à pouvoir connaître.
L’héroïne du récit, c’est Clara, une délinquante, la complice d’un meurtrier.
Elle est le double d’Estelle, son miroir livresque.
Pendant une semaine d’été, entre jours et nuits nantaises, Estelle doit revivre son passé et affronter ses anciens démons, afin de retrouver l’écrivain et percer ce mystère.
Éric, un jeune libraire, l’aide dans ses recherches, et plus encore…

 

Vous pouvez retrouver La complice sur le site des Éditions Hélène Jacob :

 

La complice (Valérie Hervy)

 

Vous pouvez aussi commander un exemplaire chez votre libraire.

Merci pour vos partages, lectures et commentaires.

 

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La Complice

Pour moi, c’est une bonne nouvelle. Mon nouveau roman paraitra le 7 janvier aux Éditions Hélène Jacob.
Il sera disponible en format papier et en format numérique.
Il s’appelle : « La Complice ».
La lecture est au cœur de ce livre.
J’espère que dans l’océan des ouvrages proposés, il devienne pour quelques heures, quelques instants, complice de vos lectures.

Voici le début :

 » Le soleil se perd sur la ligne d’horizon, là-bas, au loin, au-delà de la Loire, qui serpente entre les quais et s’élargit en vagues moutonneuses au milieu de l’océan. Le ciel sur Nantes s’assombrit peu à peu. Un rectangle de lumière encore clair s’éternise sur le rebord de la fenêtre entrebâillée avant de disparaître complètement, absorbé par les ténèbres. La chaleur moite de la mansarde s’évanouit pour laisser place à une fraîcheur plus supportable. Une bise légère se lève, tourbillonne et chasse les miasmes fétides venus du dehors.
Prise de vertiges, Estelle se sent à bout de forces, au bout du rouleau, au bout d’elle-même. L’ouvrage posé sur l’accoudoir du divan tombe avec un bruit sourd. Une petite bombe de papier s’écrase au milieu du studio. Le son paraît quasiment inaudible, mais il retentit dans sa cervelle égarée. »

 

 

Nos rêves de pauvres de Nadir Dendoune

« Nos rêves de pauvres » relate l’itinéraire de Nadir Dendoune et de sa famille. Les courts chapitres brossent un portrait touchant et attachant du clan Dendoune. Le père, berger kabyle, arrivé en France avec sa femme et ses neuf enfants, dans les années 50, n’aura de cesse que d’offrir le meilleur pour les siens en travaillant comme ouvrier. La mère, femme courage, restera toujours du côté de ses enfants, les choyant le mieux possible. Nadir Dendoune nous raconte surtout la pauvreté dans cette cité de Seine St-Denis, les difficultés de vivre, le racisme ordinaire envers ces immigrés, ces « gnoules ». S’il dresse un portrait touchant de certaines personnes qui l’entourent, il en égratigne d’autres, ces » blancs » et leur condescendance. Chaque tranche de vie est très réaliste et esquisse un tableau émouvant de la famille et de l’auteur.
Son enfance est douloureuse, son adolescence chaotique, ses désirs, ses rêves se heurtent à la dureté de la banlieue. Sa plume est empreinte de gouaille, d’humour, mais aussi de rage. Pourtant, il s’en sortira, effacera son bégaiement, voyagera, grimpera même l’Everest et deviendra journaliste. Son envie de se surpasser bien sûr, il la doit avant tout à ses parents. Leur indéfectible amour l’aura porté, inculqué des valeurs de dépassement.
Si on trouve certaines répétitions dans ces chapitres d’abord publiés en chroniques, on reste ému par les mots de l’auteur chargés d’une authentique sincérité. Le langage est vrai parfois familier pourtant il retranscrit une grande pudeur dans les sentiments. Son attachement à son père et à sa mère nous bouleverse par sa tendresse, ses colères envers la France, la République et tout ce qu’elle suppose nous interpellent. Au-delà des clivages de notre société, des responsabilités que l’on veut faire porter aux immigrés, c’est bien un portrait de la France d’aujourd’hui que dessine Nadir Dendoune, cette France de l’autre côté du périph. Si ses parents ont toujours été malheureux en France, l’auteur, qui exècre le terme d’ « intégration », revendique le droit au bonheur dans ce pays qui est le sien.
Je lui laisse les derniers mots :
« On veut juste être considérés comme n’importe quel Français. Quand nous demandons l’égalité, nous voulons dire la normalité ».

 

 

Nos rêves de pauvres de Nadir Dendoune chez Pocket