Une page blanche

Danser sur le fil des mots
Retrouver un ancien tempo
Suivre une musique intérieure
Juste une virgule, juste une heure

Effleurer du doigt la page blanche
Apprivoiser une angoisse oppressante
Dessiner du doigt des arabesques noires
Libérer des signes chargés d’histoires

Souffler des braises sur la pensée
La triturer longuement, la malmener
Épouser seulement le doux présent
L’inscrire à l’infini dans le temps

Se jouer des lignes, piéger la rime
Juste une saine liberté qu’on exprime
Rire de soi comme un lointain adolescent
On oublie son sérieux quand on a dix-sept ans

Rejoindre la haute cime de l’arbre
Entendre ses bruissements sur la page
Rêver encore, effacer les soucis
Ils arrivent aussi vite qu’un lundi

Chuchoter ses mots à votre oreille
Je vous entends me répondre presque
Écrire n’est qu’un simple silence
Qui se noie dans une page blanche

 

 

 

Graff à l’ancienne maison d’arrêt  pendant l’exposition d’artistes du Voyage à Nantes

Publicités

Éphémères

Je suis ravie de vous annoncer la publication d’Éphémères.
Ce recueil rassemble mes textes poétiques
Comme un artisan, j’ai peaufiné au mieux cet écrin de mots pour vous le proposer en édition papier.
Il est disponible pour l’instant  sur le site lulu.com.
Je peux aussi vous envoyer un exemplaire via la rubrique contact.
J’espère qu’il vous plaira.
Merci pour vos lectures, partages et commentaires.

Magie de l’instant, plaisir de partager des émotions éphémères.
Ces fragments poétiques sont des prismes qui se dévoilent par petites touches. Les mots s’entrelacent pour nous révéler la beauté de la nature, la splendeur des saisons.
La vie et le monde miroitent dans les yeux. L’écriture et la lecture offrent un rendez-vous avec soi et avec les autres.
Éphémères est un simple bouquet de murmures poétiques, un voyage à fleur de mots.

Éphémères est disponible sur Lulu.com :

http://www.lulu.com/spotlight/valaire44

Un petit gavroche

Petit, il n’était qu’un mioche
Qui mangeait trop de brioches

Ses hardes sales en effiloche
Il usait ses vieilles galoches

Jamais quelques sous en poche
Pour pouvoir rêver au cinoche

Un litron de rouge dans sa sacoche
Pour se défendre, une grosse pioche

Les gens le nommaient pauvre cloche
Et le huaient de faux reproches

Sa mère donnait de dures taloches
Sur sa vide et creuse caboche

Pas d’amis, personne de proche
Pour sourire à la vie trop moche

Bientôt, il finira au tournebroche
Le petit gars, le petit gavroche