Sourire d’automne

L’automne sourit encore à l’été
Car, un soleil irradie nos journées
Les feuilles hésitent même à tomber
Une rose s’épanouit près du pommier

La herse du cheval docile griffe, sème
Dans cette terre généreuse, nourricière
Car octobre engendre la possible graine
D’un délice qu’on goutera avec tendresse

Comme la nuit est claire et froide
Elle a traversé la rue et donné un duvet
À celui qu’on a oublié sous le porche
Qui sait la remercier d’un sourire vrai

Quand un sourire radieux éclaire le visage
Une éclaircie déchire le ciel après l’orage
On se plait à nouveau à vivre avec l’espoir
D’un automne chatoyant aux paysages vastes

La saison nous conduit sur un nouveau chemin
On écrit, on lit pour le plaisir, par besoin
Si mes doigts pianotent et courent sans fin
Qu’un sourire illumine votre visage serein

 

Aquarelle d’Amanda Hawkins

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Le souffle

Un souffle de vent chemine doucement
La bise rafraîchit l’air ambiant
Il nous rappelle que l’été simplement
Se fige à l’orée des feuilles, tourbillonnant

L’artisan crée sa boule de cristal
Il oublie la chaleur du four ancestral
Il gonfle, souffle le verre pour un vase
Une œuvre unique qui trônera sur une table

Le souffle des mots emporte, en crescendo
La poésie se soulève puissante, en écho
Une petite musique où vibrent les tempos
Qu’on aimerait accorder sur un piano

Nos deux mains se retiennent, s’enlacent
Le souffle des promesses nous lie encore
Si les foudres du destin nous séparent
Je garde dans les yeux ton amour si fort

Notre cœur, sans relâche, avec hargne,
Bat, court, souffle même dans nos âmes
Vous l’entendez, il nous dit seulement
Que la vie vibre en nous heureusement

 

 

 

Ciel d’azur

Quelques nuages aux formes étirés
Voilent le bleu azur et le soleil
Car l’astre, roi impérial du ciel
Règne en maître sur les jours d’été

Sur le sable, elle marche chaotique
En équilibre, la mouette se dandine
Ses ailes battent doucement, vibrent
Elle part vers l’azur où elle vit libre

Quand la fraîcheur du soir s’invite
L’azur du ciel se délite, agonise
Pour que naissent une pluie d’étoiles
D’irréelles gouttes qui scintillent

Le ciel azuré se marie à la mer si calme
Mais, le phare, monolithe en béton, s’impose
Son faisceau vert, comme un iris surveille
Pour les voiles perdues, l’imprévisible onde

Si au début, n’était que l’azur de l’été
La terre est un rien qui s’en est échappé
Si nous ne pouvons voler, on peut encore rêver
Et regarder ce ciel comme un cadeau inespéré

 

Phare St Valery en Caux