Une veine bleutée

Vous pouvez découvrir ma nouvelle : Une veine bleutée  écrite pour le concours J’ai Lu Nouveaux Talents.
C’est un court récit romantique, un peu déjanté sur le thème de la méprise.
Merci pour vos lectures. 🙂

Voici le début :

 » Sur la paume de ma main, ma veine se gonflait, difforme sous les interstices de la peau. Je l’aperçus d’abord dans un brouillard diffus, elle palpitait doucement. J’étais donc toujours en vie. La lumière pesait sur mes paupières comme une chape de plomb. Un drap blanc à peine froissé recouvrait mon corps comme un linceul.
– Sabine, tu te réveilles ! Tu m’entends !
Les deux phrases que je venais de percevoir semblaient provenir du côté du lit sur ma droite. Un jeune homme me regardait, ses yeux noirs me fixaient avec intensité, pleins d’égard. Assis sur une chaise en formica, il attendait ma réponse. Je ne pouvais pas encore parler, les mots, tous mes mots s’étaient perdus à l’intérieur de mon maigre corps, comme évaporés. Puis, quoi dire ! Je ne m’appelais pas Sabine. Peu à peu, les souvenirs refluaient par vagues. Le passé revenait à la surface comme un sous-marin qui remonte des abysses vers des courants plus tranquilles. »

 

 

https://www.concours.jailu.com/concours/nouveaux-talents/participations/181-une-veine-bleutee

Publicités

Un jour

Un jour, écouter sereinement l’orage
Apprivoiser ce tonnerre qui gronde
Car seul ce ciel trop noir décide
De faire la paix entre ses nuages

Un jour, écrire sans logique et sans suite
Ne plus subir les diktats de la rime
Attendre que le doigt sur le clavier
Pianote libre sa rivière de mots

Un jour, ne plus penser, ni réfléchir
Laisser l’âme vagabonder espiègle
Comme un jeune homme, une jeune fille
Qui fête l’essentiel, qui fête l’insouciance

Un jour, entendre respirer l’espoir
Avec les battements du cœur, en diapason
Même si la vie égratigne et menace
Même si parfois on ne sourit plus

Un jour, tout oublier et renaître
Retrouver l’enfant derrière les paupières
Celui qui touche une fleur et s’émerveille
Celui qui sait regarder loin, vers la lumière

 

Little girl running on meadow with sunset /Patrick

Mais un jour

Mais un jour, mai arrive
Un chemin oublié sur la rive
Qui serpente entre les ponts
Où notre âme libre vagabonde
Pour fêter un soleil timide
Jouant avec des averses limpides

Mais l’oisillon déjà s’envole
Car, le nid douillet l’emprisonne
Le vaste azur l’attire en aimant
L’appelle comme un futur amant
Malgré de possibles violences
Il vivra au ciel son existence

Mais deux souffles s’hypnotisent
Un baiser si divin sous l’aubette
Ils jouent une éternelle scène
Car la tendresse jamais n’abdique
Elle se mire forcément dans un sourire
Dans ces yeux amoureux sans coup férir

Mais un rêve heureux nous égare
Il chante des lendemains de grâce
Quand personne ne nous épargne
Quand la mort rôde implacable
Garder en soi la force de l’espoir
Avec le joli mai pour gouvernail

 

Bus stop lovers Blake Pleasant