La lectrice

Sur la page, les mots glissent
Ils retiennent un peu d’elle
Comme des baisers si doux
Ils l’enlacent sans bruit

Dans cette clarté blanche
Le livre l’éclaire, tendre
Il offre à son visage
Une beauté réfléchissante

Qu’importe l’inconnu
Qui rentre avec le vent
Elle vit avec cet autre
Sur la route de ses mots

Aimer celui qu’on lit
Le caresser de ses doigts
Rouler dans ses draps
Le suivre page à pas

Qu’importe le monde
qui gronde dans la rue
On le retrouve toujours
Il faut lever les yeux

Dans le café désert
Elle en oublie sa tasse
Buvant l’encre des lettres
Goûtant le plaisir nouveau

Seulement le jour la happe
Elle coiffe  son chapeau
Le livre  au chaud dans son sac
Ils disparaissent dans le métro

Pourtant, sur l’ombre du tabouret
La trace danse encore
De la lectrice accompagnée
De ses amants, les mots

 

 

Publicités

Éphémères

Le poème éponyme du recueil :

Le pétale de rose se détache avec délicatesse
Et se pose sur les pages du livre ouvert
D’un souffle éphémère

L’oiseau s’envole, traverse le ciel
Voyageur en partance pour de nouveaux rivages
Des escales éphémères

Le cliquetis des armes se tait
Laissant courir la fillette
Vers une cachette éphémère

Ma main hésite, glisse sur la page
Pour vous offrir ces mots
Un instant éphémère

Notre vie, un passé, un présent, un futur
À la recherche d’un amour, d’un bonheur
Peut-être éphémère

 

 

Éphémères est maintenant disponible sur Amazon :

https://www.amazon.fr/%C3%89ph%C3%A9m%C3%A8res-Val%C3%A9rie-Hervy/dp/0244923965/ref=asap_bc?ie=UTF8

Le début du recueil est en lecture sur mon bestseller.com :

http://www.monbestseller.com/manuscrit/8058-ephemeres

Pour recevoir un exemplaire dédicacé , n’hésitez pas à  utiliser la rubrique contact du site.

Merci pour vos partages, lectures et commentaires.

 

 

 

 

Une page blanche

Danser sur le fil des mots
Retrouver un ancien tempo
Suivre une musique intérieure
Juste une virgule, juste une heure

Effleurer du doigt la page blanche
Apprivoiser une angoisse oppressante
Dessiner du doigt des arabesques noires
Libérer des signes chargés d’histoires

Souffler des braises sur la pensée
La triturer longuement, la malmener
Épouser seulement le doux présent
L’inscrire à l’infini dans le temps

Se jouer des lignes, piéger la rime
Juste une saine liberté qu’on exprime
Rire de soi comme un lointain adolescent
On oublie son sérieux quand on a dix-sept ans

Rejoindre la haute cime de l’arbre
Entendre ses bruissements sur la page
Rêver encore, effacer les soucis
Ils arrivent aussi vite qu’un lundi

Chuchoter ses mots à votre oreille
Je vous entends me répondre presque
Écrire n’est qu’un simple silence
Qui se noie dans une page blanche

 

 

 

Graff à l’ancienne maison d’arrêt  pendant l’exposition d’artistes du Voyage à Nantes